Lobotom

LOBOTOM

 

Peindre comme si on avait la rage au ventre. Peindre comme si on dénonçait des injustices. Peindre comme si on dénonçait des évidences dont le danger sous-jacent est à peine caché. Peindre comme si on entachait des icônes, parties de l’inconscient collectif et se les approprier comme un vol impuni.

 

Peindre, le macabre et le sublime, l’innocence et la perversité. Peindre comme un engagé, comme un enragé. Peindre pour soi et sur tous les supports. Peindre pour elle et lui et leur vendre des souillures de produits de consommation qui parlent à la part d’enfance en eux comme à leur besoin de luxe et de luxure.

 

Faut-il d’autres raisons de peindre en regardant l’œuvre de Lobotom a.k.a. Thomas Vanderdonckt parce que la véritable identité est celle que l’on forge dans l’expression de soi et non cette concaténation de nom et de prénom. Quoi qu’il en soit Lobotom qui se définit lui-même comme designer, urban street artist et CEO de la Lobotom Global Industry a quelque chose de vindicatif, cette dimension instinctive qui fait du street art un art réactionnaire.