Carlos Olmo

CARLOS OLMO

 

Let the « IN » comes out : Faire parler les « in » d’insaisissable, in-dicible, in-time, in-vincible et in-visible en les ramenant à la surface de l’œuvre.

 

Carlos Olmo est un artiste autodidacte parisien né en 1970 et inspiré entre autres et pas seulement par la musique rock, les comics américains, les supers héros, Miro, le Caravage, Francis Bacon, la puissance et la violence du mouvement. Il a successivement exploré l’illustration de BD, d’icônes religieuses et de supers héros, la démarche de peinture abstraite et automatique, le graphisme et la photographie.

 

Au f il de ces années de travail et d’expérimentations, il a constitué un véritable bestiaire de culture Pop. Son travail actuel gravite autours des Vanités, et opère plus particulièrement par recouvrement de visuels préexistants et exploités comme supports à la démarche artistique.

 

Mise au service du sens, son approche plastique conserve le souci de l’équilibre formel, de l’effet de matière et de volume hérité des années d’exercices dans le domaine de la communication. Les couleurs, les motifs comme l’ensemble de l’appareil graphique traduisent la volonté de l’artiste d’émanciper le squelette du registre morbide auquel il est souvent associé pour lui conférer une dimension symbolique positiviste : celle de la vérité et de la résistance vitale, de la conscience de soi dans l’espace et le temps.

 

Il signe actuellement des œuvres en forme de portraits remodelés d’icônes pop et rock dont le choix relève d’une volonté d’universalisation de la démarche personnelle qui se joue derrière le processus créatif. Le procédé de recouvrement a pour ambition de dévoiler, paradoxalement, ce qui se dit et se dissimule derrière la réalité perceptible de la surface. Pour révéler l’invisible et faire parler l’indicible, il subvertit l’image et renverse l’ordre établi. La surface du visuel initial devient alors support de l’œuvre, et par conséquence le fond de l’image advenue « post-artem ». Il déterre le fond pour le mettre en « forme », soit au premier plan du champ de vision. La démarche à l’œuvre invite le public à confronter sa perception immédiate à la vérité qui se trame derrière l’image et son background symbolique, qu’il laisse volontairement toujours apparaître comme point de départ et de référence, garantissant par là aussi un espace d’interprétation subjectif ouvert.